L’originalité de l’organisation française du pilotage repose sur le fait que l’autorité de tutelle, l’Etat, fixe les obligations de pilotage et les règles de fonctionnement du service public du pilotage, les pilotes détenant les matériels nécessaires au service du pilotage, au moyen d’une association collective, et de se former en syndicat professionnel afin de gérer le matériel comme une coopérative.

Les conséquences de cet aspect juridique de la loi de 1928 donnent naissance à une station de pilotage, qui est l’organisation du service public du pilotage, et à une organisation privée de gestion de la station de pilotage autour de deux entités distinctes : la “collectivité des pilotes” et le “syndicat professionnel des pilotes.”

Dans cette logique de gestion privée, les juristes n’ont pas donné de personnalité civile à la station de pilotage et ont décidé que les pilotes devraient avoir leur autonomie financière.  Ainsi, la station de pilotage est l’organisme du service public du pilotage, mais sans structure civile. La collectivité des pilotes détient la propriété de tout l’actif matériel, mais sans personnalité civile, le syndicat professionnel des pilotes étant l’organe de gestion de la station de pilotage. Le fonctionnement de la station de pilotage est basé sur la trilogie : station, collectivité, syndicat.